Du studio à la scène : De Kaboul à Bamako, produit de la Music Factory

Sowal signifie « question » en persan. Diabi « réponse » en bambara. C’est le nom de répertoire d’une nouvelle création musicale De Kaboul à Bamako qui rassemble la chanteuse malienne Mamani Keïta, son homologue iranienne Aïda Nosrat, sa compatriote la joueuse de tir Sogol Mirzaei, le chanteur et percussionniste afghan Siar Hashimi, le stranbej (chanteur et virtuose) Rusan Filiztek et le groupe d’ethio-jazz Arat Kilo après deux ans de rencontres et de résidences au 360 Paris Music Factory.

Depuis son studio d’enregistrement jusque sa scène, le bâtiment a ainsi vu se tisser une chatoyante autant que fascinante tapisserie sonore où la diversité des timbres, des tempéraments chants et les écarts de modes se mélangent en se posant la question suivante : que doit faire un exilé de sa culture ? L’oublier, la conserver, ou la faire rencontrer celle de son pays d’accueil ? La musique apporte souvent les meilleures réponses.

Après un succès en février 2022 au Trianon en clôture du festival Au Fil des Voix, le collectif s’est produit à guichets fermés au 360 Paris en mars. L’occasion pour Africa on Air de tourner un reportage sur cette initiative transculturelle.